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BERNARD BLIER

  • Nom : BERNARD
  • Prénom : Blier
  • Date de naissance : 11/01/1916
  • Lieu de naissance : Buenos Aires, Argentine
  • Nous a quitté le : 29/03/1989
  • Nationalité : française
  • Voilà déjà 21 ans que l'étoile de Bernard Blier s'est définitivement éteinte. Le nom n'en continue pas moins d'évoquer, dans le coeur du public qui le chouchouta, le souvenir d'un parcours exemplaire. La postérité garde de ce monstre sacré, l'héritage d'un cinéma généreux et vivifiant. Celui qui a bien du mal à se faire ouvrir les portes du Conservatoire, avait raison d'insister. Si ses débuts ne sont pas des plus remarquables, il a su gagner avec les années, une place de plus en plus importante. Le public français n'est pas le seul qui ait profité de son talent. Les Italiens partagent avec celui-ci un acteur d'une trempe rare. De « L'hôtel du nord » à « Buffet froid », le père de Bertrand Blier a donné à tous les cinéphiles de grands moments de bonheur.

Evènements

1955 - "Le dossier noir"

1963 - sortie du film "Les tontons flingueurs"

1979 - sortie du film "Buffet froid"

Biographie

Les débuts

Bernard Blier voit le jour bien loin du sol français, à Buenos Aires. Ce fils de biologiste débarque dans le nid familial le 11 janvier 1916. C'est néanmoins à Paris que le jeune homme passera son adolescence.

Si Bernard Blier peine à trouver des inspirations sur les bancs du lycée Condorcet, il affiche une passion certaine pour le spectacle. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il tourne le dos aux études et se dirige résolument vers le théâtre.

Il débute son apprentissage en 1931, aux côtés de Raymond Rouleau et de Julien Bertheau. Pour assurer son futur, Bernard Blier pense parfaire ses acquis au Conservatoire, mais le prestigieux établissement lui refuse l'accès trois fois de suite.

La hargne, proche de l'entêtement, qu'il met dans le projet finit par payer. Le futur chouchou des Français y retrouve, à partir de 1937, Gérard Oury et François Périer.

Débutant sur les planches quelques trois années plus tôt, c'est sous la direction de son ancien professeur que le comédien fait ses premiers pas au cinéma. Raymond Rouleau le convie à son « Trois, six, neuf ».

Bernard Blier continuera son parcours en alignant plusieurs petits rôles, avant d'apparaître dans « Hôtel du nord ». Le personnage de Prosper, qu'il y joue en 1938 sous la direction de Marcel Carné, contribuera à sa percée. Le rescapé de la guerre fait son cinéma

Bernard Blier a à peine réussi à montrer sa trempe lorsque la guerre éclate. Au retour de son emprisonnement en Allemagne, qui le marquera durablement, le personnage retrouve le chemin des tournages, mais en ne récoltant que de maigres cachets.

Il n'en persiste pas moins dans son art et alterne passage sur les planches ? comme dans « Le petit café » de Tristan Bernard ?, et rôles au cinéma. Après « Quai des orfèvres » en 1947, où il est le pianiste, Bernard Blier parvient petit à petit à s'imposer à nouveau, en tant que second rôle.

Sa carrière connaît une impulsion de plus en plus grande tout au long des années 50. Entre le maître-chanteur de « L'homme à l'imperméable » et l'avocat de « Marie Octobre », l'acteur a usé du plateau de tournage pour révéler toutes les facettes de son jeu.

Une versatilité qui n'est pas sans plaire à ses directeurs. En campant le commissaire Noblet dans « Le dossier noir », en 1955, il fera d'ailleurs tiquer jusqu'à des cinéastes du coté de l'Italie. Un acteur à se souvenir

Lorsque les réalisateurs Italiens sollicitent sa présence, Bernard Blier n'hésite pas à traverser les frontières. À partir de 1960, il vogue allègrement entre les films de Mario Camerini et Luigi Scattini, avant de revenir aux Georges Lautner et autres Claude Autant-Lara.

Le capitaine Castelli de « La grande guerre », sorti en 1959, lui vaut la sympathie définitive des cinéphiles italiens. Vers la fin des années 60, c'est devant les caméras de son propre fils Bertrand Blier que l'acteur évolue.

En ré-éditant cette collaboration, en 1979, les Blier père et fils signent un pari gagnant. « Buffet froid » marquera les mémoires comme une merveille de la comédie. Bernard Blier semble ne plus avoir devant lui que d'heureux moments à vivre par et pour son art. Il n'en sera rien.

Les Italiens leur adressent leur reconnaissance par le Donattello du meilleur second rôle en 1986. La consécration arrive une année après la découverte d'une maladie qui le poursuivra jusqu'à sa mort.

Mais avant de tirer sa révérence, Bernard Blier reçoit une juste récompense pour l'effort de toute une vie. Il a énormément apporté aux cinéphiles et à l'art en général. Son étoile s'éteint le 29 mars 1989.